45. Psychologie et troubles mentaux
J’aimerais m’attarder sur un point dont je n’ai pas trop parlé jusqu’à maintenant : les troubles mentaux. D’après Le sommet mondial sur la santé [Les maladies et troubles mentaux] Il existe 12 types de maladies et troubles mentaux. Tout d’abord je m’attarde sur ces deux mots : maladies et troubles. Une maladie, en médecine, correspond à “une altération des fonctions ou de la santé d’un organisme vivant” selon wikipédia ou encore “altération de l’état de santé se manifestant par un ensemble de signes et de symptômes perceptibles directement, ou non, correspondant à des troubles généraux ou localisés, fonctionnels ou lésionnels, dues à des causes internes ou externes et comportant une évolution” selon le CNRTL. Ca en fait de la définition. Cela m’en rappelle une autre, qui présente à peu près le même format, et reste assez flou au final. Oublier. Oublier, toujours d’après le CNRTL, est “Perdre, de façon volontaire ou non, définitive ou momentanée, normale ou pathologique, le souvenir d'une personne ou d'une chose.” Ce type de définition est en fait vague et pleine d'ambiguïté, la présence du mot “ou” nous plonge dans un désarroi car il implique que nous pouvons modeler ce terme comme bon nous semble. En effet une maladie, si je souhaite en avoir une, je n’ai qu’à déclarer que ses symptômes sont perceptibles indirectement, avec un trouble fonctionnel qui fait que je ne fonctionne pas comme la majorité des personnes, qu’elle est due à une cause interne. Et voilà, je me suis créé une maladie : la différence. En vérité nous sommes tous différents donc en quelque sorte malades, fondamentalement parlant puisque nous n’avons pas le même corps. Alors, une maladie serait la comparaison à une norme commune que nous nous donnons et tous corps ne fonctionnant pas de la même manière que cette norme, serait alors malade. Me viens donc une question. Quelle norme doit-on donner si chacun de nous fonctionne différement ? A quelle limite considérons-nous que la norme n’est pas respectée ? Un rhume est une maladie mais pourquoi avoir deux jambes ne le serait pas ou deux yeux ? Je crois que c’est alors la minorité qui fait la maladie et le fait de s’en préoccuper. Poser un diagnostic vient alors perturber notre regard sur nous, mais aussi sur les autres —> Action réaction, tu te sais malade, alors tu vas voir chaque signe de cette maladie.
Aujourd’hui on cherche à me diagnostiquer un trouble du spectre autistique et pour cela, ma mère est questionnée par le neuropsychologue pour connaître ma petite enfance. Or je sais ce que signifie un trouble du spectre autistique, et qu’elles sont les symptômes récurrents. Je peux alors dire : certaines fois on pourrait croire que oui, d’autres fois les symptômes ne sont pas présents alors non. Comme s’il y avait un bouton d’activation pour la maladie/le trouble. Le simple fait qu’il y est cette ambiguïté constante pousse à ne pas établir ce diagnostic. Si je ne souhaite pas me considérer comme autiste, et me foutre de ce diagnostic, alors selon moi je ne serais pas atteint, car selon moi je suis “normal”. Logique puisque je n’ai vécu que dans mon corps.
Deuxième source dispo : Wikipédia : les troubles mentaux dans laquelle il y a une multitude de trouble cités
Troisième source : Medecin.fr et les trouves mentaux qui annonce que 13 Millions de français (18.819%) seraient atteints d’un trouble et 970 Millions dans le monde (12,125%)
Quatrième source : OMS : rapport la santé mentale indique que plus d’un milliard de personnes serait atteint d’une maladie mentale ou d’un trouble psychologique.
A vrai dire, toutes ces sources montrent bien une chose : nous pouvons chacun avoir un trouble mental, sans s’en apercevoir. La question qu’on peut se poser est : est-il juste de s’en apercevoir si nous vivions très bien avant ? Est-il intéressant de connaître la pathologie si notre vie nous convient ? Et enfin, comment sommes-nous sûrs que notre vie nous convienne ? La réponse que j’apporte est simple : si nous ne changeons pas de vie, si nous ne donnons pas l’énergie pour changer de vie, alors elle nous convient. Nous sommes dans un monde où chacun tente de se reposer sur un autre, de rejeter la faute sur quelqu’un d’autre que soit même et ou la remise en question se raréfie. On pourrait me dire : mais te remets-tu en question sur ce que tu dis. En répondant Oui, la personne va presque automatiquement penser l’inverse (principe d’exclusion de Pauli, lire le point n°2) et donc ne plus prendre les paroles au sérieux. Si je dis non, j’assume que je suis certain de ce que j’annonce et alors la personne en face va se poser la question si ce qui est dit peut être juste (schéma inverse, elle se remet en question et moi non).
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